Co-construire le référentiel de l’évaluation formative pour soutenir un processus de co-régulation dans la microculture de classe

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Lucie Mottier Lopez
Lionel Dechamboux

Résumé

Cet article s’intéresse à l’opération de l’évaluation consistant à définir l’objet évalué et ses caractéristiques, plus particulièrement dans le cadre de démarches d’évaluation formative informelle en classe. La littérature recommande fréquemment de définir les objectifs et critères d’évaluation en amont de l’enseignement et de l’apprentissage. Comment ceux-ci prennent-ils vie dans la classe ? Dans quelle mesure apparaissent-ils co-construits entre l’enseignant et ses élèves au fur et à mesure des activités d’apprentissage ? L’article présente une étude exploratoire issue d’une recherche collaborative réunissant des chercheurs universitaires et neuf enseignantes de l’école primaire genevoise (élèves de 4 à 8 ans). L’étude porte sur un objectif en lecture qui est de « reconnaitre les personnages principaux d’un récit pour mieux comprendre l’histoire ». A partir de l’analyse de données empiriques recueillies pendant les réunions collectives de la recherche et de données d’observation dans une classe en particulier, l’article examine la façon dont le référentiel de l’évaluation formative s’est co-construit avec les élèves, au travers de quelle progression d’activités, en adoptant quelles modalités interactives, et avec quelles formes d’implication des élèves dans l’évaluation interactive. Les résultats de l’étude montrent que la co-construction du référentiel dans la classe, notamment en termes de « critères-arguments » évolutifs, est susceptible de soutenir un processus de co-régulation associé à l’évaluation formative informelle, c’est-à-dire orientant à la fois l’évolution des pratiques communautaires de la classe et l’autorégulation des apprentissages des élèves.

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